Jean-Louis Murat : chronique de l'album Baby Love

06-03-2020 - 12:28.
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Jean-Louis Murat pochette album Baby Love - DR

Jean-Louis Murat publie aujourd’hui son nouvel album « Baby Love », un disque aux accents groovy et sexy.

S’il est bien un artiste qui échappe à toutes les règles et tous les codes de l’industrie discographique, il s’agit de Jean-Louis Murat sans nul doute. Murat, on l’a découvert en 81, période post-disco et pré-eighties, avec son emblématique « Suicidez-vous le peuple est mort ». Un titre complètement à contre-courant de son époque, et pourtant, vu d’aujourd’hui, parfaitement ancré dans celle-ci. L’artiste lançait un pavé dans la mare (déjà) et donnait le ton. Il tiendrait une place (de choix) en marge du paysage musical français, ou n’en tiendrait aucune. Près de quarante ans plus tard, pas moins de vingt albums studio, une poignée de captations live, pléthores d’inédits et collaborations en tous genres, un projet commun avec Isabelle Huppert (« Madame Deshoulières ») et même un duo avec une artiste mainstream (Mylène Farmer), Jean-Louis Murat revient avec un nouvel album aux accents disco… oui, disco !

Jean-Louis Murat - Si je m'attendais/Troie (Clip Officiel)

Le principal intéressé dit de lui qu’il est « un danseur invétéré ». Sic. Certes, Murat n’est pas connu pour composer des chansons ultra dansantes, pourtant, quand on prête attention à ses différentes productions, le rythme (à l’instar du texte) est un pilier dans ses créations. Alors Murat, aujourd’hui, s’est fait plaisir. Il a écrit et composé onze chansons en moins d’une heure. C’est court. Direct. Sans chichi. En studio, aux côtés de son fidèle complice Denis Clavaizolle, le mot d’ordre était, là aussi, la simplicité et l’efficacité. L’idée ? Se retrouver au début des années 80 et produire un disque « comme des débutants en quête d’un premier contrat discographique ». Il en ressort un opus sexy en diable aux rythmes disco, voire funky. Ça groove et ça fait du bien. Parce que le groove de Murat n’est jamais dénué de sens. Et si les textes n’ont pas été travaillés à l’os, il en ressort une spontanéité et une instantanéité assez surprenantes. À y réfléchir, on n’est pas si loin de l’esprit du Baby Love des Supremes, au bout du compte…

Alors, Murat parviendra-t-il à nous faire danser ? Pas sûr, mais par contre, nous filer le diable au corps, oui. Et c’est sans aucun doute le plus important. Merci Monsieur.

Luc Dehon

 

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