Chronique de l'album Constance de David Giguère

12-11-2019 - 12:18.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








David Giguère pochette de Constance - DR

David Giguère publiera le 29 novembre prochain son nouvel album, « Constance ».

Encore peu connu du grand public français, David Giguère est l’une des étoiles montantes de la nouvelle scène montréalaise. À la fois, comédien, acteur, auteur, compositeur et interprète, David Giguère est un artiste singulier et polyvalent. Remarqué dans « Starbuck » de Ken Scott en 2011 (où il interprétait sa chanson « Hisser Haut »), on a également pu le voir dans « Caligula (Remix) » et « Don Juan… Uncensored » de Marc Beaupré ou encore plus récemment dans « Sashinka » de Wagenbauer. Un premier album, « Hisser Haut » paraît en 2012, suivi d’un deuxième, « Casablanca » en 2014, réalisé par Jonathan Dauphinais. En 2015, l’artiste publie en France deux EP, « La noyade » et « La honte », reprenant quelques-uns de ses titres parus précédemment au Canada.

David Giguère – « Téléphone »

2019, David Giguère revient avec un troisième album, « Constance », un album étrange et captivant  conçu à la manière d’un triptyque, un vinyle à trois faces, véritable un patchwork émotionnel. Difficile d’évoquer les treize plages qui composent ce disque tant elles semblent toutes tellement différentes les unes des autres. Et pourtant, une constante, et elle est de taille : la singularité de leur auteur et la sensibilité exacerbée de sa plume. Comme peu de ses contemporains, David Giguère a su capter les ondes de son époque. Avec des mots choisis. Des harmonies tantôt surannées, tantôt hypnotiques. Des mélodies accrocheuses. Et des accords de guitares mélancoliques. C’est probablement ce qui interpelle le plus dans « Constance », son apparente limpidité et, paradoxalement, son intense complexité. On ne comprend pas forcément de prime abord où David Giguère veut aller avec ce disque, et c’est ce questionnement-même qui le rend si fascinant d’une écoute à l’autre. Sans oublier « Constance » qui martèle le temps qui s’écoule tel un métronome.

Un album de toute beauté qui s’inscrit dans une certaine forme de réalité. Un artiste inspiré qui assume sa fragilité. Des chroniques d’une époque troublée qui s’inscriront dans le temps.

Luc Dehon









+ de news et d'actus musique
Vidéos




Retrouvez-nous sur Facebook
Retrouvez-nous sur Twitter
Concours
 
Retour en haut