Chronique de l'album Exil d'Axelle Red

15-03-2018 - 12:13.
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Axelle Red pochette album Exil - DR

Axelle Red publie demain 16 mars son nouvel album, « Exil ».

Cinq ans nous séparent de l’excellent « Rouge Ardent », si l’on excepte la parenthèse « Acoustic », disque et tournée, deux ans plus tard. Axelle Red revient aujourd’hui avec un tout nouvel album, un « Exil » aux couleurs Soul et Pop composé de dix nouvelles chansons et d’une plage instrumentale (« Le Grand Retour »).

« Exil » a été écrit, enregistré, réalisé et mixé de l’autre côté de l’Atlantique, en plusieurs sessions. D’abord à Nashville, Memphis et Los Angeles, puis essentiellement à Los Angeles, où l’artiste s’est installée à plusieurs reprises avec son mari et manager Filip Vanes sur Fareholm Drive, ce quartier mythique qui abritait les singers et songwriters américains des années 60/70 que l’artiste vénère tant (Carole King, Joni Mitchell, « Mama » Cass Elliott, Davis Crosby, Jackson Browne, Gene Clark, James Taylor ou encore Iggy Pop et Jim Morrison.)

C’est sous le ciel de Californie donc, mais principalement avec des artistes européens qu’Axelle Red a esquissé les onze plages qui composent son « Exil ». Et notamment avec le songwriter gibraltarien Albert Hammond et la songwritice américaine Shelly Peiken (qui avaient cosigné avec l’artiste belge il y a quelques années le hit « Sensualité »), le musicien britannique Dave Stewart (ex-Eurythmics), le producteur danois Rune Westberg et le producteur norvégien Jarl Aanestad.

Voilà à peu près trente ans aujourd’hui (« Kennedy Bld » est paru en 1989 en Belgique) qu’Axelle, devenue Red quelques années plus tard, fait partie du paysage musical francophone, et pas que. À  chaque nouvelle proposition musicale, l’artiste a osé, elle a pris des risques, elle a grandi. Elle a toujours fait preuve d’authenticité, faisant fi du qu’en dira-t-on et laissant la stérile course au succès à ses consœurs en manque d’inspiration, pourvu que sa poésie serve à quelque chose. Pourvu que sa poésie serve une cause. Elle n’a certes pas toujours été facile à suivre pour une partie du public, autorisant sa créativité à se laisser porter par différents courants, mais elle a toujours gardé les pieds bien ancrés dans un socle immuable constitué d’une certaine idée de la chanson pop et de ses influences Soul et – surtout – de ses convictions et ses combats de femme. Une femme à l’écoute du monde. Une femme à l’écoute des autres. Une femme à l’écoute de son instinct. C’est d’ailleurs peut-être ce mot qui caractérise le mieux son œuvre, l’instinct.

Dans le son, « Exil » renoue d’une certaine manière avec les chansons pop des débuts, teintées de cette douce rythmique mélancolique inhérente à l’Americana. Dans le propos, il se rapproche nettement plus du magnifique « Sisters & Empathy ». Dans la forme, il se mue en un nouveau chapitre que l’artiste commence à écrire, toujours plus proche de ses aspirations et de son moi profond.

« Exil » est un album grand. Gigantesquement grand.

Luc Dehon









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