Chronique de l'album Quatre-Vingt Huit de Guillaume Poncelet

18-01-2018 - 08:19.
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Pochette album Quatre vingt huit de Guillaume Poncelet - DR

Guillaume Poncelet publie le 19 janvier son premier album solo intitulé « Quatre-Vingt Huit ».

Son nom ne vous est probablement pas familier, et pourtant, Guillaume Poncelet collabore depuis des années avec les plus grands et est devenu ces dernières années un acteur majeur de la scène émergente soul-jazz Hip Hop française. Autodidacte, Guillaume Poncelet fait ses armes et découvre les émotions musicales dans sa chambre d’enfant, avec deux doigts sur un petit clavier à piles. C’est au Conservatoire Municipal de Grenoble que plus tard il apprendra la trompette, puis l’harmonie jazz et les techniques d’arrangement, au Conservatoire National de Paris cette fois-ci. S’en suivront une série de rencontres et de collaborations plus prestigieuses les unes que les autres. Il a notamment collaboré dans ses jeunes années avec Stevie Wonder et Maurice White (Earth, Wind & Fire), puis Claude Nougaro, Dave, MC Solaar, Ben Mazué et est même devenu directeur musical pour les tournées de Michel Jonasz. Plus récemment, il a participé aux albums de Gaël Faye, Hocus Pocus, C2C ou encore Ben l’Oncle Soul, a accompagné Ayo en tournée et a collaboré avec le producteur électro berlinois Thomas Azier. Vous l’aurez compris en lisant ces quelques lignes, le parcours de Guillaume Poncelet est riche d’expériences diverses et variées. Avec deux constantes : exigence et émotions.

C’est d’ailleurs ces deux termes qui viennent immédiatement en tête à l’écoute de ce premier album solo que l’artiste publie aujourd’hui, « 88 ». Exigence et émotions. Exigence dans la production, dans l’écriture, dans le jeu. Émotions dans tout. Dans le touché, le doigté, l’interprétation, le souffle et le silence du piano. En revenant à ses premières amours, le piano droit, l’artiste ne fait pas un retour en arrière ou un quelconque voyage nostalgique, mais extrapole bel et bien une échappée belle qui ne demandait qu’à exister, et qui ne demande plus qu’à perdurer.

L’écoute des quatorze pièces qui composent « 88 » nous a plongés dans une douce mélancolie contrastée de couleurs chatoyantes et pastel. Une ivresse de sentiments forts et profonds qui secouent autant qu’ils ne rassurent. Les amours passionnelles et les accords parfaits des cinquante-deux blanches et des trente-six noires du piano droit de Guillaume Poncelet invitent à un émoi particulièrement intense, se faisant douces ou violentes selon l’instant. À l’image d’un rêve familier qui pourrait être également le nôtre.

En concert le 13 février au Centquatre (Paris 19ème).

Luc Dehon









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