Chronique de l'album Echo Zulu de Nosfell

12-10-2017 - 10:48.
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Nosfell pochette album Echo Zulu - 13 octobre 2017 - DR

Nosfell s’apprête à publier demain 13 octobre son nouvel album, « Echo Zulu », un écrin pop quintessencié et troublant. L’artiste est actuellement en tournée dans toute la France et se produira notamment  sur la scène du Café de la Danse le 15 novembre prochain.

Qu’il mette en musique sa mythologie intime dans une langue imaginaire (« Pomaïe Klokochazia balek » en 2004, « Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit » en 2006 et l’éponyme « Nosfell » en 2009, dernier volet du triptyque), qu’il collabore avec Philippe Decouflé (« Octopus » en 2011 et « Contact » en 2015) ou qu’il réinvente les codes de la chanson amoureuse (« Amour Massif » en 2014), Nosfell bouscule, dérange et, au bout du compte, émerveille. Artiste blessé ô combien multiple, Nosfell ne se contente pas de créer, il donne vie à la matière, qu’elle soit verbale, musicale ou corporelle.

« Echo Zulu », sa nouvelle création, a été pensé comme un double album, puis stylisé jusqu’à l’épure la plus totale pour ne devenir qu’un. Ne garder que la substantifique moelle. « Echo Zulu » se révèle donc de prime abord un opus direct et frontal sans démonstrations baroques ni autres fioritures parasites. Plus en avant, il livre toutes ses subtilités. La guitare, pourtant presque omniprésente dans l’œuvre de l’artiste, s’est aujourd’hui éclipsée au profit d’une rythmique au cordeau et de quelques nappes synthétiques. Seule une fidèle guitare baryton à quatre cordes accordée comme un violoncelle accompagne l’artiste.

Nosfell – La Blessure

Arrangé par Frédéric Gastard et réalisé par Emiliano Turi, « Echo Zulu » restera sans aucun doute un album important dans la carrière de Nosfell. Un album où aucune plage n’est luxe, calme ni volupté, mais où toutes, sans exception, créent le questionnement et inventent à l’aboiement. Nosfell fait ici, en français et en anglais, la démonstration qu’il est un formidable acrobate des émotions. La noirceur de son art illumine notre funeste quotidien. Un album ombreux qui éclabousse et qui, paradoxalement, éblouit.

Luc Dehon









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