Chronique de Perplexagon de Kebu

29-05-2017 - 11:26.
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Kebu pochette album Perplexagon - DR

L’artiste finlandais Kebu a publié le 24 février dernier son nouvel album, « Perplexagon ».

À la ville, on l’appelle Sebastian. À la scène, Kebu. L’artiste originaire d’Espoo en Finlande a publié un premier album, « To Jupiter and Back », en 2012, suivi de l’extended « Deep Blue » en 2014. « Perplexagon » est son deuxième album. Ses apparitions scéniques, dans une ambiance plutôt conviviale et même franchement joviale, sont saluées un peu partout où l’artiste se produit. Son crédo : une musique instrumentale contemporaine, mais produite avec des synthétiseurs analogiques. Un esprit vintage, donc, qui fleure bon les années 70/80. Et ça, ça nous parle… évidement !

« Perplexagon » s’inscrit parfaitement dans ce courant synthpop/électro né à la fin des années 70, dans un esprit certes un peu old school, mais avec une production pourtant ultra actuelle. Un son purement jouissif (n’ayons pas peur des mots) qui nous a rappelé la pleine époque de Kraftwerk. Jarre, Vangelis et Mike Oldfield ne sont jamais loin. L’Eurodance non plus. Les influences de Kebu sont multiples. Le visuel de « Perplexagon » nous a d’ailleurs rappelé, toutes proportions gardées, celui d’ « Oxygène ».

À une époque où beaucoup se contentent de faire des reprises (il y a une réalité là-dessous, les années 70/80 ont été foisonnantes musicalement parlant et la crise de l’industrie du disque est venue couper l’herbe sous le pied de nombreux labels), certains sortent tout de même la tête haute en s’inspirant, certes, de leurs aînés, mais en créant du neuf. Kebu fait clairement partie de ceux-ci. Alors, oui, dans un premier temps, la nostalgie nous a envahis à l’écoute de ce disque, mais elle a très rapidement fait place à une frénésie quasi hypnotique. Une furieuse envie de bouger, de s’éclater. En bref, de vivre !

Une dernière chose, après les six plages de « Perplexagon », l’opus se termine par une somptueuse « Song for Roger ». Pas frénétique celle-là pour le coup, mais particulièrement touchante.

Luc Dehon









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