Chronique de Animal le premier EP de Nirman

04-05-2017 - 12:41.
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Pochette Animal le premier EP de Nirman - DR

Le premier Ep de Nirman, « Animal », est attendu le 5 mai prochain.

Nirman porte en lui les stigmates mélancoliques mais néanmoins joyeux de l’âme salve. Ancien barde russe, Leonid, son père, lui a transmis son amour des notes, de la poésie et des histoires extraordinaires. Ceci expliquant en partie l’artiste que Nirman est devenu aujourd’hui. Le jeune Nirman a évidemment également fait ses armes seuls, en se frottant au jazz et à la poésie. C’est d’ailleurs en jouant un spectacle articulé autour des textes de Victor Hugo qu’il rencontre Romain Berguin (qui a notamment collaboré avec Eric Serra) et Guillaume Farlay (Matthieu Chedid, Michel Fugain, Richard Gotainer…). Des étincelles et un champ de possibles infinis jaillissent de ce trio nouvellement formé. L’ « Animal » prend alors corps.

Nirman livre aujourd’hui un premier Ep fichtrement bien fichu. Quatre titres aux teintes acid-jazz, groovy et électro au gré desquels l’artiste distille sa poésie lunaire et surréaliste. Une certaine idée d’une pop exigeante et faussement naïve que nous aimons tant. Bien sûr le parallèle avec Alain Chamfort est aisé, tant les voix des artistes connaissent des similitudes. Et sa poésie lunaire a pu nous rappeler aussi celle d’un Souchon. Mais ne nous y trompons pas et ne nous attardons pas sur ces comparaison (aussi prestigieuses soient-elles), Nirman amène ici son propre univers, ses propres émotions, ses propres interrogations. Il serait réducteur de cataloguer Nirman comme le « nouveau untel ». Nirman est Nirman, à nul autre pareil. À une époque où le copier-coller fait fureur, réjouissons-nous de découvrir le cosmos d’un jeune artiste singulier. Nirman s’inscrit certes dans le sillon de ses aînés, amenant à la chanson française ce petit supplément d’âme indicible et pourtant perceptible. Il restera l’artisan de son inconscient animal, sans aucun doute.

D’une authenticité et d’une originalité qui font plaisir à écouter à une époque où tout est formaté ou presque, ces quatre titres ont eu sur nous un effet pervers (mais probablement savamment recherché), celui de l’encore. Alors oui, nous avons adoré cet EP (le mot est faite, il tourne en boucle), et nous gageons déjà que nous adorerons la suite (sans raison objective, certes, et quand bien même !), que l’on ne peut qu’espérer prompte. Mais nul besoin de brûler les étapes, la poésie se digère précautionneusement. En attendant, sachez que Nirman se produira le 30 juin prochain sur la scène du café de la Danse (Paris 11ème). L’occasion de découvrir l’univers d’un artiste rêveur, romanesque et contemplatif. Un artiste rare.

Luc Dehon









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