Chronique de Ripcord de The Volunteered Slaves

20-04-2017 - 11:27.
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The volunteered slaves pochette album Ripcord - 14 avril 2017 - DR

Le nouvel album des Volunteered Slaves, « Ripcord », est paru le 14 avril dernier.

L’épopée des Volunteered Slaves (dont le nom est un clin d’œil au thème de Roland Kirk,  « Volunteered Slavery ») débute à l’aube des années 2000. En 2002 précisément au festival Jazz in Marciac. Avec une notoriété live grandissante, le collectif publie enfin un premier album en 2005 (« Streetwise »), suivi quelques années plus tard par « Breakfast in Babylone » en 2009. Cette même année, The Volunteered Slaves sont invités à jouer sur la scène des Victoires du Jazz. S’en suivent une nouvelle série de concerts un peu partout à travers le monde, ainsi qu’un nouveau rendez-vous au Duc des Lombards, les soirées VSOP (comprenez « Volunteered Slaves Organic Party »). 2013 voit la sortie de « The Day After », fortement inspiré par la présumée fin du monde annoncée à grand renfort de médiatisation.

The Volunteered Slaves reviennent aujourd’hui avec un tout nouvel opus, « Ripcord », fortement inspiré par les rencontres que le collectif a pu faire au fil des années. Les treize nouvelles plages qui composent ce disque sont tour à tour émaillées par les voix de quatre chanteuses tout droit venues du monde du hip hop (Indy Eka, Mafé, Kiala Ogawa et Raphaela Cupin) et celle du slameur Allonymous, ainsi que par les machines d’Emmanuel Duprey (dont un Moog) et le vocodeur de pianiste et organiste Emmanuel Bex.

Au programme de ce nouvel album qui bouscule les us et coutumes en mélangeant les styles, les cultures et les genres, treize plages ivres de libertés et affranchies de toutes contraintes où il est aussi bien question de Kahina (la première guerrière berbère et féministe) que d’amour ou de culture créole, ainsi que quelques excellentes adaptations de fleurons de la culture pop (« Video killed the radio star » des Buggles, « God only knows » des Beach boys et « Us and them » de Pink Floyd).

Un album qui fait valser les codes en mille éclats de voix où la disco flirte avec le jazz, et où le hip hop s’encanaille avec l’électro, à moins que ce ne soit l’inverse ! Quoi qu’il en soit, en brouillant les pistes avec brio, The Volunteered Slaves inventent un son singulier qui n’appartient finalement qu’à eux, et qui, en définitive, parle à tout le monde.

Luc Dehon









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