Chronique de Exotica le nouvel album de Republik

21-03-2017 - 12:01.
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Pochette Exotica le nouvel album de Republik - DR

Le deuxième album du groupe Republik, « Exotica », est attendu le 31 mars prochain.

Republik, le groupe breton emmené par Franck Darcel (Marquis de Sade, Octobre, Senso), s’apprête à publier son deuxième opus. Il est loin le temps où Darcel accompagnait Monsieur Etienne, du côté de Rennes. Artisan des « Mythomane » et autres « Notte », « Grand Sommeil » et « Tombé pour la France », au gré du temps qui passe, Darcel s’est endurci. C’est au service d’un rock nervuré mais jamais dénué de sensibilité que le musicien met son art.

Si l’essence bretonne d’« Elements », paru il y a un an et demi, ne laissait planer aucun doute, ce premier album lorgnait tout de même vers le punk new-yorkais avec notamment des collaborations avec des artistes comme Tina Weymouth et Chris Frantz de Talking Heads. « Exotica », le nouveau cru de Republik, se recentre quant à lui autour de l’atome de Republik, à savoir Darcel (au chant et à la guitare), Stéphane Kerihuel (à la guitare) et Robin Poligné (aux claviers et aux chœurs). À leurs côtés, quelques amis de longue date comme les batteurs Franck Richard (Yelle, Octave Noire), Julien Bonnet (Deportivo) et Pierre Marolleau (Fortdamage) ; les bassistes Eva Montfort (ex-Republik), Marcel Aubé (Daho) et Nicolas Boyer (Detroit) ; le guitariste Xavier Géronimi (Daho, Bashung) ; le trompettiste Eric Le Lann et l’ami Dominic Sonic (« I wanna be your car »). Voilà pour les présentations. Venons-en aux faits…

Exotica, comme son nom ne l’indique pas, n’a rien d’exotique. Utopique, Exotica est une cité fantasmée où l’échange, le partage et l’entraide seraient de mise. Peuplée d’hommes et de femmes s’inscrivant en marge de nos sociétés dites modernes, on croise au détour de ses ruelles, des personnages déracinés, déboussolés, révoltés, des créatures magiques parfois dangereuses ou tout simplement des individus en quête de réponses. Bienvenue à « Exotica ». Ici, rien n’est luxe, calme et volupté. Et pourtant, on s’y plait. Parce que Darcel et sa bande ont du doigté, de l’expérience et une idée particulièrement précise et presque innée de ce qui sonne. Ou pas, d’ailleurs. En douze plages, Republik fait une synthèse presque parfaite d’un rock puissant, racé et habité. Rien de superflu. Tout dans la densité et l’intensité. Intensité du son, comme une évidence, mais aussi du sentiment. C’est d’ailleurs là que Republik excelle et prend du galon. Le groupe made in Breizh s’extrait du cadre parfois un peu étriqué du carcan rock avec ce petit supplément d’âme qui fait définitivement toute la différence. Une poésie rock sombre et ombreuse qui, au bout du compte, fait du bien.

« Exotica » est annoncé en digipack et en édition vinyle. Riche idée pour mettre en valeur le travail du photographe rennais Jérôme Sevrette dont le cliché utilisé pour le visuel a également servi le projet « Terre Neuves Re(Visions) » paru l’année dernière aux Éditions de Juillet, un recueil de polaroïds de paysages crépusculaires et extatiques, légendés en mots et en musique par des artistes de tous horizons (écrivains, musiciens) auquel ont notamment participé Republik et Brisa Roché. La boucle semble donc bouclée.

Luc Dehon









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