Chronique de l'album Méditerranéennes, Ici ou là-bas

16-03-2017 - 14:39.
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Pochette de l'album Méditerranéeenes, Ici ou là-bas - DR

Le projet multi artiste « Méditerranéennes, Ici ou là-bas », est attendu le 24 mars prochain.

C’est à l’initiative de Julie Zenatti que « Méditerranéennes » a vu le jour. Réunissant des artistes issus d’origines, d’horizons et de traditions différentes, mais ayant tous en commun le bassin méditerranéen, ce projet tisse un lien musical hautement symbolique entre les cultures, les légendes et les mémoires. « Méditerranéennes » célèbre en musique le vivre ensemble et le vivre en paix. Au travers de la douceur des voix qui s’unissent au nom de l’art et de l’amour, c’est l’urgence qui transpire de cet album qui trouble l’auditeur.

Ce sont essentiellement des artistes féminines comme Chimène Badi, Elisa Tovati, Nawel Ben Kraïem, Enrico Macias, Sofia Essaïdi, Cabra Casaï, Rose, Samira Brahmia, Lina El Arabi ou le groupe polyphonique corse Isulatine qui rejoignent Julie Zenatti. Ces demoiselles ne pouvaient cependant être mieux accompagnées que par Enrico Macias, Slimane et Claudio Capéo. Au programme de cet album, quelques – très – belles chansons, « Zina » (le tube du groupe algérien Babylone qui cumule plus de 75 millions de vues de le net chanté ici en duo par Julie Zenatti et Chimène Badi et qui a été choisi premier single), la troublante « Mon amie la Rose » de Françoise Hardy, l’emblématique « Café des Délices » de Patrick Bruel, le tout aussi emblématique « Je dis Aime » de – M –, « Adieu mon pays » que, pour l’occasion, son créateur, Enrico Macias, partage avec Julie Zenatti, l’amusante chanson égyptienne « Ya Mustapha » plus connue par ses paroles « Chéri, je t’aime, chéri, je t’adore, como la salsa del pomodoro », « L’amoureuse de Casbah », adaptation audacieuse de la traditionnelle « Abdel Kader » popularisée par Khaled, et quelques années plus tard par le collectif 1, 2, 3 Soleils réunissant ce même Khaled, Rachid Taha et Faudel ou encore la superbe chanson d’Amina « La dernier qui a parlé » (deuxième à l’Eurovision en 1991). Deux diamants bruts émaillent l’opus : « La Maritza » de Sylvie Vartan réinventée ici par le miel de la voix d’Elisa Tovati et le timbre poignant de Nawel Ben Kraïem, artiste Ô combien générationnelle et ancrée dans son époque, et la sublimissime « Et si en plus y’a personne » d’Alain Souchon poétisée par la féminité de Julie Zenatti et de Samira Brahmia.

En pas moins de seize titres, « Méditerranéennes » nous emmène voguer sur les eaux limpides, mais parfois – et trop souvent – tumultueuses, de la Méditerranée. Chantées tour à tour en français, en hébreux, en arabe, en grec, en corse… les chansons qui composent cet opus célèbrent la richesse des traditions méditerranéennes. Un album qui fait chanter l’attachement à ses racines, à sa famille, à sa culture, et fait l’éloge de valeurs, pourtant essentielles, parfois vite reléguées au profit de la déraison et de l’ambition de certains, de l’importance de l’amour, du vivre ensemble et de la paix. Comme le dit la chanson, « Je dis Aime comme un emblème / La haine je la jette »… Un projet hautement symbolique donc, dont l’ambition va donc bien au-delà du cadre du simple disque multi artiste…

Luc Dehon









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