Chronique de l'album Les nuits sereines n’existent pas de Nicolas Vidal

14-03-2017 - 10:55.
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Nicolas Vidal pochette album Les nuits seraines n'existent pas - DR

Nicolas Vidal a publié « Les nuits sereines n’existent pas », son nouvel album, le 6 décembre dernier.

Quelques-unes de ses plus belles « Ecchymoses », parues en 2011, nous avaient émus et avaient fait écho aux nôtres. Ce premier album, perfectible par essence comme le sont toutes les premières fois, avait planté le décor. Nicolas Vidal, songwriter pop de son état, écrivait de bien jolies chansons, mélancoliques et équivoques. Ce premier disque lui permit d’ailleurs d’être sélectionné au Prix Georges Moustaki la même année. S’en est suivi un EP, « Teenager », plutôt très bien vu, quelques années après, annonçant la préparation d’un deuxième opus.

Le voici ce deuxième album. Le bien nommé « Les nuits sereines n’existent pas » a paru en fin d’année dernière. Plus vraiment enfant teenage (quoique), pas encore adulte (le sera-t-il jamais ? La réponse est non.), Nicolas Vidal trace son chemin avec une allure folle. S’inscrivant dans le sillon d’« Ecchymoses », ces nouvelles rêveries nocturnes dévoilent une nouvelle fois une personnalité artistique à la fois forte et vulnérable. Douce et féroce. Faussement légère.

Alors bien sûr, à l’écoute de ce nouvel album, on ne peut s’empêcher de songer aux longues heures que Nicolas Vidal a certainement passées à se délecter de la poésie synthétique des Daho, Jacno, Mikado, Turboust, Chamfort, et autres Duvall, Czerkinsky ou Alanski. Et alors ? Nous aussi. Ce qui nous fait un point commun (ce n’est probablement pas le seul) : une certaine idée d’une French Pop élégante et stylée.

Au programme de ce nouvel opus, quelques réflexions nocturnes séduisantes et sensibles, empreintes d’une douce mélancolie. Des nuits désenchantées et des nuits de remise en question allant jusqu’à la confession (« Comme une fille »). Des nuits au spleen quasi Baudelairien passées à espérer. Puis désespérer. Tergiverser. (« The executioner »). Des nuits de plaisir qui scintillent et des nuits d’amour aussi. Extravagantes. Extatiques. Fauves. Une certaine idée du romantisme noir et de la Dolce Vita selon Mona Lisa. Des baisers sucrés. Des bluettes rectangles et impudiques. Des balbutiements fébriles. Et puis enfin, comme pour compléter la parure, cette nuit qui n’en finit pas, celle du dimanche au lundi. Sans oublier les lendemains qui chantent, ceux qui déchantent, les effets secondaires et les dommages collatéraux pour seule mémoire.

Ce sont les émotions et les tribulations d’un jeune homme secret et discret que Nicolas Vidal expose ici. Avec justesse. Et beaucoup de sensibilité. Les nuits sereines n’existent pas. C’est une évidence. Alors qu’une certaine poupée pop chantait il y a quelques années « seules les filles pleurent », Nicolas Vidal prouve aujourd’hui que les larmes ne sont pas l’apanage des filles. Les garçons aussi pleurent. Et c’est beau. Dites-le au prince charmant.

Luc Dehon









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