Chronique de l'album Les Vivants de Kid Wise

15-02-2017 - 14:27.
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Kid Wise pochette album Les Vivants - DR

Le sextet toulousain Kid Wise revient avec un deuxième album intitulé « Les Vivants », dans les bacs depuis le 10 févier dernier.

Ils sont six, Augustin Charnet (aux synthés et au chant), Léo Faubert (à la batterie), Théophile Antolinos (aux guitares), Clément Libes (au violon), Anthony Leliard (à la basse) et Vincent Dinis (aux guitares) et sont originaires de Toulouse. Ils fondent le groupe Kid Wise en 2012. Après la parution de deux EP (« La Sagesse » en 2012 et « Renaissance » en 2014), ils s’attaquent aux choses sérieuses en 2015 avec la publication d’un premier album, teinté de « L’innocence » des premiers disques, mais plutôt bien vu. « L’innocence » plantait le décor. D’ailleurs, l’accueil (public et critique) de ce prmeier disque a été très positif. La pop vue par le prisme de Kid Wise sera progressive et alternative.

Un peu plus d’un an après la sortie de ce premier opus (dont le titre « Océan » a accompagné la campagne publicitaire d’une célèbre marque de café), et quelques mois à peine après la publication du side project de Théo, Augustin et Léo, accompagnés pour l’occasion par Mathilda, « After Marianne » (dont le duo avec Julien Doré, « Love is just a game », a marqué les esprits), le groupe toulousain Kid Wise revient avec un deuxième plutôt fichtrement bien fichu, « Les Vivants », qui s’inscrit dans le sillon creusé par After Marianne.

Ce deuxième opus confirme tout le bien que nous avions pensé de ce jeune groupe. Ils en ont sous le capot, comme on dit. Bien entendu à la première écoute, « Bones », « Shelter » et « Hold On » font figure de tubes. Mais plus on avance dans les eaux parfois troubles, voire abyssales, de ce disque plus certaines plages prennent en consistance. On prend alors conscience de l’attention toute particulière apportée aux détails. Les chansons plus obscures de prime abord prennent alors corps et âme.

Kid Wise livre ici onze plages aux teintes moirées, comme onze atmosphères à la poésie ésotérique déclinées en français et en anglais. Comme pour mieux s’inscrire dans leur époque. Une époque hautement troublée, déboussolée. D’ailleurs les tragiques évènements qui nous ont frappés récemment ont été le terreau de ce disque. Alors oui, la mort plane en filigrane tout au long du disque, mais sa présence n’est jamais pesante. C’est finalement le vertige de la vie que célèbre Kid Wise. Certains titres éblouissent d’ailleurs autant par leur sombre poésie que par leurs arrangements, amenant ainsi constamment l’auditeur vers d’autres horizons, plus lointains, mais aussi plus intimes et plus profonds. Dernier détail, l’album s’écoute à l’ancienne, avec une face A et une face B. « Le passage » fait le trait d’union entre les deux. « L’ascension » leur apporte une conclusion commune. Une pièce en deux actes. Dont acte.

« Les Vivants » porte les stigmates de son époque et, dans cette optique, particulièrement bien son nom. Parce que la musique de Kid Wise est définitivement pop, et donc dans l’air du temps par essence. De la Pop Music extatique et allégorique qui, même avec son propos mortifère, invite à la vie. Une écoute à rapprocher, toutes proportions gardées, de la lecture du livre tibétain de la Vie et de la Mort.

Luc Dehon









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