Louis Arlette publie son premier EP

27-09-2016 - 09:45.
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Louis Arlette, premier EP

Louis Arlette a publié le 16 septembre dernier son premier EP, mixé par Stéphane « Alf » Briat.

Alors qu’il vient tout juste de publier son premier Ep, Louis Arlette n’en n’est pas pour autant un novice. La musique, c’est son crédo. Il la connaît par cœur, ou presque. Il l’explore depuis des années. Comme une matière mouvante et vivante. Il la veut belle comme une avalanche. Tout simplement. Comme sa revanche. Elle est tatouée sur sa peau. Comme les écorchures de la vie. Quelques années passées au Conservatoire lui auront donné l’envie de pousser l’aventure plus loin. Au sein d’un orchestre jouant des musiques du Caucase. Puis en musicologie à Paris 8 et à la SAE à Aubervilliers. C’est là qu’il rencontrera Nicolas Godin (Air), avec qui il travaille encore aujourd’hui sur de nombreux projets. Il a travaillé pour la publicité, mis en musique différents défilés, accompagné Nigel Godrich pour un concert hommage au Velvet Underground ou encore habillé quelques documentaires, dont un consacré au plasticien Georges Rousse, qui lui a d’ailleurs confié une photographie issues de l’une de ses installations en guise de visuel pour son premier EP. La boucle semble ainsi bouclée.

Ce qui surprend en premier lieu à l’écoute de ce premier EP (4 titres studio + un titre live), c’est le tourbillon sonore dans lequel Louis Arlette nous emmène. Son son nous captive en deux temps. Flattant les réminiscences d’un passé que l’on a tant aimé et pourtant tellement contemporain. Un son comme anamorphosé par sa voix. Avec laquelle il fait corps. Et armes. Une voix singulière. Mais  plurielle, finalement.

Alors oui, cet – excellent – premier EP nous a rappelé l’époque bénie du label Tricatel ou celle plus récente du label Freaksville. Avec des artistes échappant à tout formatage, toute mode, tout diktat. Des artistes libres qu’il est bon d’écouter. Et de réécouter encore. En tout juste quatre titres, Louis Arlette s’impose en témoin de son époque troublée et en poète des temps modernes. Ou post-modernes. Peu importe la terminologie.

Luc Dehon









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