Chronique de Volupté des accointances de David Courtin

21-06-2016 - 11:22.
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David Courtin pochette album Volupté des accointances - DR

David Courtin publiera le 24 juin prochain son nouvel album intitulé « Volupté des accointances ».

Adoubé par la famille Higelin (il a partagé la scène avec le père et se tape aujourd’hui une partie de jambes en l’air musicale jouissive avec la fille), David Courtin publie en ce début d’été maussade l’excellent « Volupté des accointances », produit par Tanguy Destable aka Tepr (Yelle, La Roux, Martin Solveig). Une ode au plaisir des sens. Un hymne à l’amour. Un pronunciamiento contre l’intolérance. Des désirs d’insolence.

Que dire de cet opus ? Qu’il n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd (et pourtant !) Avec une bonne dose de malice et cette fausse légèreté totalement subversive qui a émoustillé nos sens, David Courtin livre ici un formidable album qui échappe à tout formatage, toute règle et toute bienséance édictée par je ne sais quelle instance dirigeante, qui échappe en tout cas à cette asepsie ambiante et parfois nauséabonde qui endort la masse et empoisonne la liberté de ton et de penser depuis un bon moment. Dix chansons – très – éloignées du politiquement correct qui fait rage depuis quelques années, donc.

Avec un ton volontairement kitch aux doux effluves de cette pop faussement naïve des années 80 made in Lio, Duvall, Elli & Jacno (il reprend d’ailleurs ici « Main dans la main » de ces deux derniers), David Courtin publie aujourd’hui un opus électro parfaitement orgasmique et hédoniste. Au propre comme au figuré. Adieu princesses rose bonbon et histoires d’amour gnangnan, bienvenue dans une réalité – à peine – augmentée. Un roman d’amitié 2.0 et des histoires de fesses débridées, tel est le crédo de Courtin. Et que dire de cette joute musicale avec Izia qui émaille l’opus ? Un must. La bien nommée « Nous deux », qui n’a pourtant que peu de points communs avec l’hebdo aux romans photos à l’eau de rose, fait la nique aux bonnes convenances.

Avec ses airs d’angelot libertin, l’indocile David Courtin fait un sacré pied de nez à une production musicale en manque de créativité et, par la même occasion, à une société qui se drape dans sa moralité. Un ennemi de la vie ordinaire, en somme.

Il est chaud comme la braise. Nous aussi. Ça tombe donc plutôt pas mal. Un seul mot à dire : Champagne !

Luc Dehon









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