Benjamin Biolay : Chronique de l'album Palermo Hollywood

22-04-2016 - 11:43.
© Reproduction, même partielle, interdite sans autorisation écrite de IdolesMag.com.








Benjamin Biolay pochette album Palermo Hollywood 22 avril 2016 - DR

Benjamin Biolay publie aujourd'hui, 22 avril, son dixième album, « Palermo Hollywood ».

Que de chemin parcouru depuis la sortie de « Rose Kennedy ». Nous étions alors à l’aube des années 2000 et nous découvrions l’univers particulièrement nourri d’un artiste qui ne demandait qu’à grandir. Dix albums plus tard, quelques collaborations – et pas des moindres (Keren Ann, Vanessa Paradis, Juliette Gréco, Isabelle Boulay, Valérie Lagrange, Raphael, Julien Clerc, Henri Salvador…) – et un hommage à Trenet, Benjamin Biolay revient avec un tout nouvel album, une nouvelle fois surprenant. « Palermo Hollywood ».

C’est de part et d’autre de l’Atlantique, entre Paris et Buenos Aires (dont le quartier de Parlermo a inspiré le nom de l’album), que ce nouvel opus a été pensé, écrit, composé, conçu et enregistré. « Palermo Hollywood », c’est un road movie bonairien où le principal protagoniste visite les vestiges de sa vie. Parler d’album cinématographique serait moqueur, voire dédaigneux. Quiconque aujourd’hui publie un album un tant soit peu substantiel (et Dieu sait qu’ils sont devenus peau de chagrin) s’approprie ce terme. Après une vingtaine d’années de carrière, Biolay est passé à autre chose. Une autre dimension. Là où l’artistique excelle et dépasse le propos. Biolay n’écrit pas pour l’image, mais par l’image. Ce sont les atmosphères moites, les parfums enivrants et le spleen argentin qui ont insufflé et animé ces quatorze nouvelles compositions.

Alors qu’il en a déjà dévoilé plusieurs titres (« Palermo Hollywood », « Miss Miss », « La débandade »), Biolay nous livre ici une pléiade de titres plus grisants les uns que les autres. C’est le genre d’album qui crée la surprise d’écoute en écoute. On l’écoute une fois, puis deux. On laisse passer un jour, ou deux, et on le réécoute. Et là, on se surprend à découvrir d’autres chansons. D’autres propos. Les mêmes, pourtant. Mais comme moirés. C’est un peu ce qui fait la singularité de l’œuvre de Biolay, son ingéniosité perpétuelle et sa diversité. Sa capacité innée à provoquer l’évènement, même sur une œuvre figée.

Entre l’Argentine et Biolay, difficile de choisir entre la symbiose ou l’osmose. L’artiste avait déjà dédié une chanson à cette ville bouillonnante et finalement assez énigmatique sur « La Superbe ». Il lui consacre aujourd’hui l’intégralité de son album, en la parant d’une somptueuse ballade française. Une déclaration d’amour. Ou plutôt de tendresse. Année zéro.

Luc Dehon









+ de news et d'actus musique
Vidéos




Retrouvez-nous sur Facebook
Retrouvez-nous sur Twitter
Concours
 
Retour en haut