Chronique de Joy Machine le nouvel album d’Astonvilla

30-06-2014 - 11:52.
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Astonvilla album Joy Machine - DR

Astonvilla a vingt ans. Le groupe est de retour avec un cinquième album, « Joy Machine » enthousiasmant à plus d’un titre.

Astonvilla est sans aucun doute l’un des groupes de rock les plus emblématiques de ces dernières années. Ils sont rares à pouvoir afficher aujourd’hui vingt ans d’existence au compteur (et accessoirement cinq albums studio). Pourtant, le dernier en date (excepté un live en 2008) remonte à 2005 (« De jour comme de nuit »). Il s’en est pourtant passé des choses en neuf ans : une tournée, certes, mais aussi une remise en questions et un break salvateur. Chacun a vaqué à ses occupations,  aiguisé et affiné ses goûts et mûri ses influences. Parce que si cinquième album il y avait, Astonvilla voulait qu’il soit cohérent avec le parcours du groupe, mais aussi novateur, qu’il ne soit pas sans une redite stérile comme c’est malheureusement bien trop souvent le cas. Le pari est réussi, vous le comprendrez en lisant ces lignes. « Joy Machine » aurait pu être l’album de trop, il n’en est rien.

C’est donc un Astonvilla tout neuf (ou presque, en tout cas regonflé à bloc) qui revient sur le devant de la scène. C’est en totale indépendance qu’ils ont avancé sur la production de leur cinquième album : Fred, Greg et Tony ont en effet créé, avec le concours des fans, leur propre structure (Twicky Records) pour produire « Joy Machine », afin d’avancer en totale liberté et indépendance, affranchis des dictats de tout formatage artistique.

Annoncé à plusieurs reprises, le nouveau projet d’Astonvilla prend forme en début d’année avec un EP en janvier dernier. La machine était lancée. On attendait la suite avec impatience. On n’a pas été déçus. Sans renier son essence et ce qui a fait son succès, Astonvilla débarque avec un son plus large et plus étoffé, des textes toujours aussi ciselés mais peut-être un peu moins bruts. On y retrouve bien évidemment toujours cette sensibilité particulière et cette dose de cynisme et d’humour qui leur appartient. Sont-ce finalement les textes qui ont un peu bougé ou le mix qui a détaché la voix plus nettement ou une interprétation plus précise ? Quoi qu’il en soit, « Joy Machine » s’écoute et se lit avec délectation. Laurent Jaïs (Soan, Emma Shapplin, Twin Twin) a en tout cas apporté tout son savoir-faire à Astonvilla, il lui a ouvert plusieurs champs de possibles et lui a permis de voir sa musique au travers d’un nouveau prisme.

Avec « Joy Machine », Astonvilla (un des groupes de rock de ses dernières années à être toujours debout) prouve qu’il a encore des choses à dire et à chanter. Le groupe part évidemment sur les routes, même si le début de tournée a dû être annulé pour raisons médicales (Fred a été victime d’une rupture du tendon d’Achille). La tournée reprendra à la rentrée. Ils se produiront le 5 septembre au Noirmont (CH), le 26 à Lyon (69), le 27 à Annemasse (74), le 7 octobre à Guyancourt (78) , le 9 à Fontaine (38), le 10 à Aix-en-Provence (13), le 16 à Marseille (13), le 17 à Mâcon (71), le 18 à Vitry-le-François (51), le 21 au Trianon (Paris 18ème), le 24 à Rennes (35), le 25 à Brest (29), le 30 à Auxerre (89), le 31 à Limoges (87), le 1er novembre à Saint-Etienne (42), le 20 à Avermes (03), le 21 à Montbéliard (25), le 22 à Gérardmer (88) et le 5 décembre à Denain (59).

-> Lire notre interview de Fred Franchitti d'Astonvilla à l'occasion de la sortie de Joy Machine

Ecoutez l’album « Joy Machine » d’Astonvilla sur Deezer

Luc Dehon









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