Bernard Lavilliers, Causes perdues et musiques tropicales

19-11-2010 - 16:28.
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© Bernard Lavilliers, Causes perdues et musiques tropicales

Après avoir sillonné les routes de France et de Navarre avec sa tournée acoustique, et un album (« Samedi Soir à Beyrouth ») il y a 3 ans, Bernard Lavilliers revient avec un nouvel album, « Causes Perdues et Musiques Tropicales ». Il s'agit du vingtième. Comme le temps passe vite.

La petite histoire du titre de cet album est connue, mais est amusante à raconter. Un jour, François Mitterand demande à Bernard « Vous faites quoi, Bernard, en ce moment? » et lui lui répond « Je chante les causes perdues sur des musiques tropicales... » En fait, ce n'est pas une nouveauté, c'est ce que Bernard fait depuis de nombreuses années sans jamais se répéter, et c'est ce qui fait la force de ses chansons.

Pour cet opus, il a travaillé en grande partie avec son propre groupe, comme il le faisait avant « O'Gringo ». Il a cependant été enregistrer la chanson titre à New-York, avec le « Spanish Harlem Orchestra », ce qui lui donne une couleur très particulière. Ce sont d'ailleurs les membres de ce « Spanish Harlem Orchestra » qui assurent phonétiquement les choeurs sur la chanson. C'est « Angola » qui ouvre l'album. Il s'agit d'un duo avec Bonga, un ami depuis 73, qui a d'ailleurs composé la chanson et coécrit le texte avec Bernard. Comme le dit Bernard, « C'est un peu sa chanson » et c'est pour cette raison qu'il y est si présent.

Aux côtés de rythmes africains et brésiliens, l'album surprend parfois avec des allures beaucoup plus sombres avec des chansons comme « Je cours », qui rappelle un peu dans sa composition « Le clan Mongole », ou encore « Identité Nationale » à propos de laquelle personne ne pourra rester indifférent.

Bernard Lavilliers a toujours aimé marier les musiques joyeuses et les textes aiguisés. C'est un peu sa marque de fabrique. Il ressort à l'écoute de l'album une ambiance très chaleureuse servie par des textes plus engagés et parfois plus désespérés que sur les précédents opus. Alors que physiquement, avec sa barbe, il donne une image plus rassurante de bon père de famille et l'impression de s'être assagi. C'est un peu l'inverse. On retrouve dans cet opus toute la fougue et la pertinence de Lavilliers. Et c'est tant mieux!

L'album se décline en deux versions, un livre disque grand format et une version classique.

Bernard Lavilliers défendra ces « Causes Perdues » sur des Musiques Tropicales sur les scènes de France, Suisse et Belgique à partir de février 2011 et sera sur la scène de l'Olympia du 5 au 13 mars.









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