Nathalie Rheims, Laisser les cendres s’envoler  

11-09-2012 - 16:22.
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Nathalie Rheims © Thierry Rateau

Le nouveau roman de Nathalie Rheims, « Laisser les cendres s’envoler », est paru aux Éditions Léo Scheer le 22 août dernier.

Auteure emblématique, Nathalie Rheims publie cette année son quatorzième ouvrage. C’est en 1999 que paraît son premier roman « L’Un pour l’Autre », récompensé par le Prix du Gai Savoir. S’en suivront de nombreux récits, certains nettement autobiographiques, d’autres carrément romanesques. On se souvient notamment du « Rêve de Balthus » en 2004, « Le Cercle de Megiddo » en 2005, « L’Ombre des Autres » en 2006 (l’adaptation cinématographique de ce roman avec Mylène Farmer dans le rôle de Tess a longtemps alimenté – et alimente toujours d’ailleurs – la blogosphère des fans de la chanteuse) ou encore le très touchant « Claude » (en hommage à son compagnon Claude Berri) paru en 2009.

Artiste avant toute chose, Nathalie Rheims est également journaliste (elle a interviewé de nombreuses personnalités pour Elle) et productrice. Pour la télévision, elle a produit des émissions pour TV6 et Antenne 2. Pour le cinéma, elle a co-produit de nombreux films, notamment  « Ma Femme est une actrice » (avec Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal), « Ensemble, c’est tout » (avec Audrey Tautou, Guillaume Canet et Laurent Stocker) et, bien entendu, « Bienvenue chez les Ch’tis » de Dany Boon.

Nathalie Rheims, Laisser les cendres s’envolerCe que l’on sait moins, c’est que Nathalie Rheims a débuté son parcours artistique par le théâtre (elle est passée par le prestigieux Conservatoire National d’Art Dramatique de la rue Blanche) et a lancé plusieurs 45 tours dans les années 80, avec la complicité de Frédéric Botton, son premier mari. Frédéric Botton (qui a travaillé entre autres pour Juliette Gréco, Marie France, Zizi Jeanmaire, Charlotte Gainsbourg, Sylvie Vartan, Régine ou encore Betty Mars) a écrit quelques titres à une jeune artiste dont, soyons honnêtes, peu de personnes se souviennent encore aujourd’hui, Alix. Les fans des années 80 les plus avertis d’entre vous se souviendront peut-être des titres de cette jeune Alix (« Asphalte », « Et si les étoiles… », « Ça tourne à l’envers », « Voix Off », « Expérience Inconnue »...). Plus étonnante encore, la « Big Bang Song » sortie en 1989, avec les petits lutins bleus, les Schtroumpfs !

Nathalie Rheims revient en cette rentrée 2012 avec un roman à la fois tendre et corrosif, « Laisser les cendres s’envoler » dans lequel elle évoque la relation (ou le manque de relation) qu’elle a pu avoir avec sa mère à laquelle elle vouait un amour absolu et qui l’a abandonnée pour vivre avec l’« Artiste », un génie de pacotille aux yeux de l’enfant délaissée. Au-delà d’une relation mère-fille brisée particulièrement tendue, la narratrice évoque le poids de l’héritage familial et la difficulté de se construire dans un monde qui vous échappe.

Avec pudeur et sincérité, Nathalie Rheims lève un voile sur son enfance, son adolescence et sa vie de jeune adulte. Sans que l’on puisse parler d’autobiographie (le récit passe par le prisme de la fiction), cet ouvrage émouvant et troublant qui explore la sphère de l’intime nous a touchés. (L.D.)








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