Eric Charden, de l’encre sur les doigts

23-05-2012 - 16:19.
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Eric Charden, de l’encre sur les doigts

La première autobiographie d’Eric Charden, « De l’encre sur les doigts », est parue le 3 mai dernier aux Éditions Didier Carpentier.

Alors qu’il venait d’assurer la promo du nouvel album du duos mythiques  « Stone et Charden » (« Made in France », produit par leur fils Baptiste) et de son bouquin, Eric Charden nous a quittés le 29 avril dernier. Le crabe, comme il l’appelait, qui le rongeait depuis de longs mois a finalement pris le dessus…

Et pourtant, non, ce n’est pas le crabe qui aura gain de cause. Eric Charden, l’artiste, restera toujours parmi nous. Son œuvre (ses chansons, ses écrits mais aussi ses peintures, ses « fractures » et ses dessins), elle, perdurera. Elle nous rappelle aujourd’hui et montrera aux générations futures le grand artiste qu’il était. Ses sentiments, ses émotions, ses souffrances, ses joies, ses peines, ses rires et ses larmes, que l’on peut entendre dans ses chansons et que l’on devine dans ses peintures, resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Au fil des pages de cette autobiographie, Eric Charden, avec la complicité de son ami Alain Vernassa, retrace la formidable épopée qu’a été sa vie. Le petit Jacques Puissant (puisqu’il s’agit bien de ses prénom et nom de naissance) est né à Haïphong en 1942 des fruits des amours de sa mère, Miette, une jeune orpheline tibétaine qu’il appelle l’Orpheline, et de son père, Robert Puissant, ingénieur de son état, qu’il appelle Le Prince Mathématique.

Après avoir vécu sept ans au Vietnam, le petit Jacques va connaître l’exil. Le Prince Mathématique l’envoie avec sa maman vivre en France, à Marseille. Changement de vie radical pour le jeune homme qui s’installe avec sa mère chez sa grand-mère paternelle. Après vient le temps de l’adolescence. Une adolescence un peu mouvementée certes, mais rien de bien méchant.

Ensuite, c’est le départ pour Paris, les premières chansons et les premières rencontres, dont celles, fortuite ou non, de Pierre Bourgeois de chez Pathé-Marconi. Une rencontre décisive pour le jeune artiste. Après, bien évidemment, Eric Charden retrace sa carrière, de « Le Monde est gris, le monde est bleu », à son dernier album de duos « Made in France » en passant par la formidable aventure de « L’avventurura » et des autres tubes de « Stone et Charden », « Mayflower » (et la rencontre avec Liza Minnelli qui voulait monter le spectacle aux États-Unis) et « l’Opéra Vert », qui, trop en avance sur son temps, ne verra jamais le jour…

Eric Charden raconte ici son parcours avec beaucoup de sincérité. Il ne cache pas les années de vache maigre et les épreuves qu’il a dû traverser. S’il évoque sa carrière d’artiste, indissociable de sa vie d’homme, elle ne prend finalement pas la première place. Eric Charden s’y livre sans fard, sans paillette. En parallèle, il évoque le combat qu’il était en train de mener contre le crabe qui le terrassait à l’époque de la rédaction de cet ouvrage. Celui pour qui l’écriture a toujours été source d’émotion, et qui avait constamment de l’encre sur les doigts, nous livre ici un récit posthume particulièrement touchant. (L.D.)









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